Ainsi, dès le mois d’août 1914, les services de renseignement austro-hongrois interceptent les communications, les décodent et fournissent aux militaires en situation de commandement de nombreux renseignements sur les mouvements de troupes russes[27], lors de chaque offensive russe, causant leur échec ou amoindrissant leur succès, comme en 1917[25]. Pour la première fois dans l’histoire, les trois occupants de la Pologne sont en guerre. Le matériel d’artillerie est insuffisant, le réseau ferroviaire trop peu développé. Au début de l’année 1917, ils sont six millions[réf. Parmi ceux-ci, certains comme le croate Josip Broz Tito, ont rejoint les bolcheviks et combattu dans leurs rangs ; d'autres, comme les légions tchécoslovaques, ont combattu dans les rangs français ou russes blancs. Pourtant, l'empire Russe était fragile, plusieurs millions d’ouvriers russes vivent dans la misère et sont sensibles à la propagande révolutionnaire. On exalte le souvenir héroïque du sacrifice d’une petite nation en lutte contre de puissants Empires. Après la conquête de la Pologne, Hindenburg et Ludendorff multiplient les attaques sur la partie nord du front, en Lituanie, enlevant la ligne du Niémen, Vilnius, mais échouant à écraser les troupes russes du secteur[53]. Wilhelm Doegen estime le nombre de morts de prisonniers alliés dans les camps allemands à 118 159 mais de sérieux doutes entourent ce chiffre, notamment du fait que Doegen ne prend pas en compte certaines maladies. En 1917, sur... Les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, organisées à Sarajevo du 21 au 28 juin 2014, sont loin de faire l’unanimité : les Serbes boycottent les manifestations, critiquées de toutes parts en... Les théories du complot ont toujours su exploiter les moments de crise les plus sévères pour proliférer, se renouveler et toucher de nouveaux publics. De par leur position en Europe, les « empires centraux » subissent le plus souvent les initiatives concertées des puissances de l'Entente, de plus en plus à même de coordonner, à partir de 1916, les initiatives offensives (Offensive Broussilov), afin d’interrompre les offensives de la Triplice sur le front de l’Ouest (Bataille de la Somme) ou sur le front italien (Batailles de l'Isonzo). À partir de 1915, les armées russes attaquent en priorité le front austro-hongrois, plus faible, obligeant régulièrement les Allemands à soutenir, par des transferts de troupes opérés aux dépens du front français, des unités austro-hongroises parfois en pleine déroute, comme en 1916 face à la poussée de Broussilov[16]. À cette collecte systématique de renseignements, les chefs militaires des puissances centrales ajoutent une maîtrise des moyens de la guerre mondiale ; la concentration du feu sur une faible portion du front permet d'obtenir la rupture recherchée du front russe[18]. Unité militaire russe de la Première Guerre mondiale – 24 P Pages dans la catégorie « Front de l'Est (Première Guerre mondiale) » Cette catégorie contient les 61 pages suivantes. Parallèlement aux négociations avec les nouveaux pouvoirs en place en Russie et en Ukraine, les puissances centrales ouvrent des pourparlers de paix avec la Roumanie occupée, qui aboutissent, dès le 7 mars, à la signature des préliminaires de paix de Buftea, puis à celle du traité de paix à Bucarest le 7 mai 1918[71], lequel reconnaît l'union de la Moldavie orientale au Royaume, qui doit en revanche céder des territoires dans le Carpates et en Dobroudja, et aussi entretenir les troupes d'occupation ennemies en Valachie, mais évite l'occupation et préserve son armée en Moldavie. Les négociations de paix débutent le 20 décembre dans la citadelle de Brest-Litovsk, siège du haut commandement germano-austro-hongrois pour le front de l'Est, dans une atmosphère cordiale, mais s'annoncent difficiles[69]. Leur offensive est néanmoins stoppée par l'armée allemande à Tannenberg, avant que la ligne de front ne se stabilise en Pologne russe, en Galicie et en Ruthénie, dans les Carpates. Cependant, cette force est en partie annulée par les carences de l'encadrement, par la faiblesse des moyens d'information, par l'emploi de méthodes de combat totalement inadaptés à la guerre moderne[21] ou par la corruption et l'incompétence des responsables des approvisionnements des armées[22]. Dès son ouverture, ce front constitue l'un des fronts les plus importants du conflit. Les Puissances centrales, comme les Alliés, ne coordonnent pas leurs efforts en vue de mener des opérations victorieuses. Bien que le fait soit rarement évoqué, l'armée impériale allemande employa pour la première fois des obus à gaz le 31 janvier 1915 en Pologne contre l'armée impériale russe, mais le froid intense les rendit absolument inefficaces[réf. Ce renforcement masque une lassitude de la guerre, qui sera exploitée diversement par les Allemands et les Austro-Hongrois[25]. Par ailleurs, les pertes humaines dues à la guerre chimique sont estimées au moins à 180 000 sur le front de l'Est[73]. Publié le 29/09/2015 - Modifié le 15/04/2020, © 2020 Copyright RFI SAVOIRS - Tous droits réservés, RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes, Les clés pour comprendre le monde en français. Non-déclarée et ne respectant aucune réglementation sur les quotas, cette exploitation de ressources incontrôlée... Nos formations "Apprendre et enseigner avec la radio", Politique de protection des données à caractère personnel, Cette page du site RFI SAVOIRS peut vous intéresser. Au cours de l'année 1915, 895 000 autres prisonniers russes ont été raflés à la suite des succès des puissances centrales face à la Russie[10]. Le village de Bouverans (alors riche de 347 habitants) voit partir au front, en 1914, 71 hommes. À partir de la signature des traités de paix avec la Russie et la Roumanie, il n'y a plus d'unités combattantes des puissances centrales à l'Est, seulement des troupes d'occupation[44]. Peu de temps après cette défaite majeure, après deux années d'atermoiements, les Roumains s'engagent dans le conflit aux côtés des Alliés, étendant le front à l'arc des Carpates. À partir de 1915, la Russie, appuyée par la Serbie, tente de mettre en avant un nationalisme panslave, opposé aux argumentaires pangermanistes développés par les propagandistes allemands. En décembre 1914, les Austro-Allemands oppose 101 divisions à l’armée impériale russe (dont 40 allemandes), et 97 à la France. Ces annexions doivent être garanties par un affaiblissement durable de l'empire russe ; la demande de lourdes indemnités de guerre, et de moyens pour en garantir le versement, doit couronner cet affaiblissement, ces dernières devant être calculées afin de permettre la mainmise sur l'économie russe et sur ses positions à l'étranger[38]. Au début du mois de juin, les unités russes s'élancent sur le front austro-hongrois, rapidement rompu par des percées répétées des unités russes déployées face aux unités austro-hongroises, dont certaines, composées majoritairement de Tchèques, désertent en masse pour rejoindre les Russes[16]. Préparée depuis le mois d'avril, l'offensive russe contre le front autrichien, commandée par Alexei Broussilov, bouscule à partir du 4 juin 1916 les unités austro-hongroises, reprend Brody, capture 378 000 prisonniers, puis s'arrête, au mois d’août, après l'échec de la phase d'exploitation contre un front étayé par des unités rameutées des Alpes ou des Balkans[58]. En effet, les Austro-Hongrois dès août 1914[30], puis les Allemands à partir du printemps 1915, facilitent le transit des révolutionnaires russes exilés en Suisse[30], dont celui de Lénine et de ses compagnons en avril 1917, tandis que les militaires austro-hongrois favorisent la fraternisation entre soldats russes ou roumains, d'une part, et austro-hongrois d'autre part[25]. La Roumanie est parallèlement en grande partie envahie et occupée. Ainsi, dès le 23 aout 1914, 500 000 soldats austro-hongrois s'élancent face à 1 500 000 hommes déployés en Ukraine[39]. L'action des divisions déployées contre l'empire russe est initialement entravée par l'absence de concertation entre le commandement militaire austro-hongrois et le commandement allemand. Le front de l'Est est le théâtre d'opérations de la Première Guerre mondiale entre 1914 et 1917 situé en Europe de l'Est, opposant la Triple-Entente à la Triple-Alliance ainsi que leurs alliées respectifs. non conforme][49]. Au début du mois de novembre, von Hindenburg devient commandant en chef des armées allemandes sur le front Est ; ce même jour, la Serbie déclare la guerre à l'Allemagne. Ils remportent une victoire à Gumbinnen (19-20 août) sur des forces de la 8e armée allemande inférieures en nombre, mais des renforts allemands commandés par le général Paul von Hindenburg remportent sur les Russes une victoire décisive à la bataille de Tannenberg (27-30 août 1914), confirmée lors de la bataille des lacs Mazures (Prusse-Orientale), le 15 septembre, obligeant les Russes à battre en retraite vers leur frontière. L’assassinat de l’archiduc autrichien François-Ferdinand à Sarajevo, le 28 juin 1914 est considéré comme le détonateur de la Première Guerre mondiale. non conforme][46]. Cette infériorité oblige les militaires allemands et austro-hongrois à d'importants transferts de troupes d'un bout à l'autre du front[15]. Le front de l'Est est le théâtre d'opérations de la Première Guerre mondiale entre 1914 et 1917 situé en Europe de l'Est, opposant la Triple-Entente à la Triple-Alliance ainsi que leurs alliées respectifs. En effet, les offensives menées à partir de 1916, sont lancées avec du matériel fourni par les alliés ou fabriqué sur place selon des procédés français ou britanniques ; par exemple, l'offensive Broussilov, lancée le 5 juin 1916, aboutit à des résultats en raison de l'usage de pièces d'artillerie lourde d'origine française et des formations dispensées aux artilleurs russes[9]. À cette date, 53 divisions sont encore retenues à l’est comme forces d'occupation. Débiteur des puissances centrales qui l'avaient soutenu pour sortir la Russie de la guerre, le gouvernement bolchevik leur abandonne les pays baltes, la Pologne, la Biélorussie et l'Ukraine, et signe le traité de paix le 3 mars[67]. Ainsi, les responsables militaires poursuivent des objectifs stratégiques différents : Helmuth von Moltke souhaite écraser le plus rapidement possible la France afin de retourner ses unités contre les Russes, comptant sur des troupes de couverture et les unités austro-hongroises pour contenir l'armée russe, tandis que Conrad souhaite écraser le plus rapidement possible les Serbes, avant de déployer le gros des unités austro-hongroises contre les troupes russes ; ayant laissé un rideau de troupes face à l'armée russe, il souhaite que l'armée allemande déploie face aux Russes suffisamment d'unités pour pouvoir les contenir[12]. En effet, le principal but de guerre de la Russie dans le conflit est l'annexion, aux dépens de la double monarchie, de la Galicie orientale[39]. Les puissances centrales ont infligé à l'armée impériale russe des pertes équivalentes à la moitié de ses effectifs combattants, que les renforts ne peuvent efficacement remplacer, essentiellement en raison du manque d'instruction[10]. La révolution russe a été l’un des prétextes à l’impossibilité de les rapatrier. Cette retraite bien exécutée, notamment en raison des renseignements obtenus par les services du renseignement militaire austro-hongrois, donne au chef d'état-major Franz Conrad von Hötzendorf le temps de réorganiser ses forces[27] mais n'empêchent pas la perte de la Galicie et de la Bucovine dès les premiers mois du conflit : la première campagne de Galicie, qui s'achève le 11 septembre[27] ; coûte 300 000 tués ou blessés et 130 000 prisonniers aux Austro-Hongrois, presque le double des pertes russes. La Première Guerre mondiale, le front de l'Est en Streaming Disponible dans une option payante Documentaires - Grands conflits De 1914 à 1917, la guerre fait rage en Europe orientale entre les armées de l'empire allemand et de ses alliés et les soldats de l'empire russe. Au sein des deux alliances, chaque belligérant ne mène pas, dans un premier temps, de guerre coordonnée avec ses alliés. Elle sera maintenue jusqu’en février 1916. Lorsque nous nous repliâmes, dans la seconde quinzaine d'octobre, les routes avaient un tout autre aspect. L'offensive Kerensky est lancée début juillet mais se révèle finalement un échec coûteux. En prétendant révéler une vérité cachée, l’objectif est bien... La pêche illégale représente un grand danger pour les écosystèmes et les pays en voie de développement. Dès 1914, les puissances centrales exploitent le sentiment national ukrainien, mais cette politique heurte les intérêts des Polonais de la double monarchie ; cependant, dès la fin de l'année 1914, le Reich choisit d'appuyer les révolutionnaires ukrainiens, découverts à Berne ou dans les camps de prisonniers en Allemagne[31]. Un commandement des zones occupées par les forces allemandes, l'Oberbefehlshaber der gesamten Deutschen Streitkräfte im Osten (Ober-Ost), est créé. Pourtant lors du recensement du 8 octobre 1919, on compte encore 182 748 prisonniers russes sur le territoire allemand. Un gouvernement provisoire est alors constitué, présidé par Alexandre Kerenski. Au début de l'année 1917, les militaires alliés sont sans illusion sur la réalité du soutien de l'armée russe à la stratégie alliée : Philippe Pétain la décrit comme une « façade », destinée à s'écrouler au premier mouvement et l'attaché militaire anglais en Russie comme incapable de moindre initiative[23]. Toujours selon Doegen, les Russes sont ceux qui ont eu le plus de pertes à déplorer (la situation alimentaire des Russes qui ne recevaient pas de colis de leurs familles peut l’expliquer) avec un peu plus de 70 000 morts[76]. Dans les semaines qui suivent, conformément aux plans établis par le stratège austro-hongrois Conrad, la Roumanie est écrasée par une attaque coordonnée d'unités germano-austro-hongroises et bulgares ; cependant, étayée par des troupes russes et soutenue, à partir d'octobre 1916, par les conseillers militaires français de la Mission Berthelot, l'armée roumaine se replie dans l'est du pays[61]. Avec l'entrée de l'Empire ottoman dans la Première Guerre mondiale et l'appel à la guerre sainte lancé par le sultan contre les pays de l'Entente le 14 novembre 1914, les puissances centrales espèrent inciter les musulmans de l'Asie centrale russe et du Caucase à se révolter. », — Erich Ludendorff, Mémoires de guerre[47]. Selon une estimation russe donnée en 2004, les armées russes perdent alors au moins 1,7 million d’hommes au combat (et 5 millions de blessés et mutilés) en trois ans de guerre (autre évaluation : 2,5 millions de tués et 3,8 millions de blessés) alors que ses effectifs maximum ont été de 5 971 000 militaires et qu'environ 15 millions de personnes ont été mobilisées au total, contre près de 1,8 million de tués pour les armées autrichienne et allemande sur le front russe (1,4 million pour l’armée française). L'alliance franco-russe oblige l'Allemagne et son « brillant second » austro-hongrois à la préparation d'une guerre sur plusieurs fronts, les responsables allemands préconisant durant les premiers mois de l'année 1914 une action militaire rapide contre la Russie, alors en pleine phase de renforcement de son armée[6]. Parmi les prisonniers de guerre austro-hongrois en Russie, un certain nombre étaient slaves et ont demandé à lutter contre l'Autriche-Hongrie pour abattre cet empire, qu'ils jugeaient oppresseur. De 1914 à 1917, 1 800 transports alliés ont débarqué 5 475 000 tonnes de matériel destiné aux armées russes[43]. Toujours à la recherche d'une rupture du front allié, rendue impossible à l'Ouest, le commandement allemand se tourne vers l'Est afin d'obtenir cette rupture[18] et tente à partir du printemps 1915 de l'obtenir par la multiplication des coups de boutoir contre un adversaire qui excelle dans les manœuvres de retraite[24]. En Russie, la Première Guerre mondiale n’a laissé que peu de traces et son souvenir a été largement occulté par celui de la révolution de 1917 et de la guerre civile qui l’a suivie. En termes de PIB à parité de pouvoir d'achat, ces deux empires étaient à égalité avec, en 1913, un PIB (PPA) de 237 milliards de dollars internationaux soit 8,8 % du PIB mondial pour l'Allemagne et 232 milliards de dollars internationaux soit 8,6 % pour la Russie. Dès le mois de janvier, les opérations reprennent dans les Carpates, Conrad lançant trois vagues d'assaut contre les positions russes, considérablement renforcées, aboutissant à une guerre de position favorable à la défense. Au fil des mois, la puissance militaire s'érode ; ainsi, les offensives allemandes et austro-hongroises de 1915 sont lancées contre une armée dont l'encadrement supérieur a, semble-t-il, renoncé à freiner ou à contrer efficacement les initiatives austro-allemandes[10]. À partir de la révolution de Février en 1917, des unités slaves austro-hongroises rejoignent avec armes et bagages les lignes russes, menaçant la totalité du front austro-hongrois[25]. Dès les années 1880, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie aspirent à faire de la Pologne un territoire sous leur tutelle[34], limitant les annexions directes[36] ; cependant, dès la fin de l'année 1914, certains hauts-fonctionnaires prussiens en poste en Posnanie proposent, à la demande du haut-commandement ou du gouvernement de Berlin, des projets d'annexions plus ou moins étendues en Pologne russe[36] ; si certains souhaitent des annexions limitées en Pologne, d'autres de larges annexions, tous s'accordent sur la nécessité de contrôler étroitement la Pologne, directement ou indirectement[35]. Malgré une série de succès russes en 1916 et l’entrée en guerre de la Roumanie aux côtés de la Russie, une situation économique explosive et le désespoir populaire débouchent en mars 1917 sur la chute de l’Empire russe. non conforme][11]. David Fromkin note que « la taille gigantesque de la Russie, jointe au fait qu’elle s’industrialisait avec une vitesse stupéfiante grâce au soutien financier de la France - auquel une alliance la lie depuis 1892 -, était en train de faire de l’empire tsariste un rival potentiel de l’Allemagne en tant que puissance suprême du continent ». En octobre 1916, la carence de la logistique est manifeste, le complexe militaro-industriel russe n’est pas performant, la production d'obus est seulement de 35 000 par mois alors que les besoins sont de 45 000 par jour : la réussite des opérations de 1916 est ainsi remise en cause dès leur lancement par le manque d'obus, limitant la préparation d'artillerie préludant l'assaut[9] ; on compte dans certaines unités un fusil pour trois hommes[réf. En janvier 1917, c’est 187 divisions que les Austro-Allemands engagent contre la Russie (49 % du total) contre 131 contre la France (34 %). L'empire de Nicolas II entre dans le conflit avec des ambitions territoriales, politiques et économiques assez précises. Mettant en jeu des empires plus ou moins solides, la lutte se fait aussi sur le terrain politique et national. Une commission interalliée fixe la date butoir de rapatriement des prisonniers russes au 24 janvier 1919[75]. Même si les effectifs dont elle dispose sont importants, les hommes ne sont ni formés ni armés. Le 20 octobre, au cours de la bataille de la Vistule, les Allemands battent en retraite devant les Russes dans la boucle de la Vistule. Pour honorer l’alliance défensive qu’elle avait signée en 1907 avec le Royaume-Uni et la Russie, la France se doit alors de décréter la mobilisation générale. « Vers la fin de 1914, l’intensité de la lutte sur le front russe imposera à l’armée allemande une attitude défensive sur le front de France. Ces belligérants ont des difficultés à coordonner leurs opérations avec celles du front occidental. Les conditions de celui-ci étaient aussi défavorables que possible, par suite de l'état indescriptible des chemins et du mauvais temps. Durant le Premier conflit mondial, les États en présence mettent en œuvre une grande variété de moyens, différents en fonction des moyens et des buts de guerre. Une armée austro-hongroise est encerclée au siège de Przemyśl et devra se rendre en mars 1915 sans que les forces austro-hongroises, lors de la bataille des Carpates, arrivent à la secourir. Nous avions travaillé dans le sens du progrès de la civilisation. Elles sont d'ailleurs ajournées pour dix jours à partir du 28 décembre[70]. Au cours de l'année 1915, le chancelier consulte les responsables en postes aussi bien sur le front que dans les provinces orientales de la Prusse : tous se prononcent pour des annexions plus ou moins importantes, en Pologne et dans les pays baltes, afin d'y implanter des colons allemands et organiser des États tampons plus ou moins autonomes[35]. Quant aux paysans, ils réclament le partage des terres. L'Empire ottoman rejoint les Allemands et les Austro-hongrois ; un nouveau front s'ouvre alors dans le Caucase. Elle sera maintenue jusqu’en février 1916. Cette région montagneuse marquant la limite entre Europe et Asie dans l’ancienne Union soviétique reste une zone éminemment conflictuelle. C'est pour l'essentiel une promenade militaire, « la guerre la plus comique que j'aie jamais vécue », selon le mot du général Hoffmann[66]. 17 août 1914 - 3 mars 1918(3 ans, 6 mois et 14 jours). Russie et alliés de 1905 au mois d’août 1914, Puissances centrales face à la puissance russe, Front de l'Est dans la stratégie générale des Alliés et des puissances centrales, Fin du conflit entre la Russie et les puissances centrales, « la taille gigantesque de la Russie, jointe au fait qu’elle s’industrialisait avec une vitesse stupéfiante grâce au soutien financier de la France - auquel une, on compte dans certaines unités un fusil pour trois hommes, De plus, la carence de réseau ferré dont les trains ne dépassent pas les, L’acharnement des combats à l'Est oblige les puissances centrales à étoffer sans cesse ce front en prélevant des unités de l', « Vers la fin de 1914, l’intensité de la lutte sur le front russe imposera à l’armée allemande une attitude défensive sur le front de France. En 1917, les services d'espionnage austro-hongrois font preuve d'une telle efficacité qu'ils ne peuvent exploiter la masse de renseignements qu'ils collectent par le biais de leur système d'écoute en Russie[28]. Les Austro-allemands écartent la menace qui pèse sur la Hongrie, libèrent la Galicie en un mois[53], mais échouent à encercler des troupes russes en mouvement perpétuel[54]. En décembre 1918, il reste encore 1,2 million de prisonniers de guerre russes sur le territoire allemand dans des conditions de vie difficile[74]. Débarquement des troupes françaises à Thessalonique, 1914. Devant les atermoiements des principaux représentants du nouveau pouvoir en place en Russie, les dirigeants allemands et austro-hongrois décident la 13 février 1918, à Hombourg, la reprise des hostilités, dans un contexte marqué par la signature du traité de paix avec la Rada centrale, basée à Kiev et directement menacée par les bolcheviks[66]. Dès les premiers mois du conflit, les pertes humaines sur ce front sont importantes. Au début de l'année 1917, les troupes russes apparaissent redoutables, considérablement renforcées par des moyens modernes et par des levées massives de soldats, suscitant de fortes inquiétudes chez les militaires allemands et austro-hongrois. Manfried Rauchensteiner, The First World War and the End of the Habsburg Monarchy, 1914-1918, Böhlau Verlag Wien, 2014, p. 445-446. termes de PIB à parité de pouvoir d'achat, ministère allemand aux affaires étrangères, déploiement de la puissance militaire russe, Empire ottoman dans la Première Guerre mondiale, Oberbefehlshaber der gesamten Deutschen Streitkräfte im Osten, un nouveau front s'ouvre alors dans le Caucase, mutinerie des soldats russes à La Courtine, Prisonniers de guerre de la Première Guerre mondiale en Allemagne, Front de l'Est (Première Guerre mondiale), la Russie durant la Première Guerre mondiale, Autriche-Hongrie dans la Première Guerre mondiale, Roumanie dans la Première Guerre mondiale, Album photo d'un soldat allemand - Front Est 1917 - Génie du rail, Entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, conférence de Kreuznach des 17 et 18 mai 1917, conférence de Hombourg du 13 février 1918, traité de Brest-Litovsk (Empires centraux-Ukraine), https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Front_de_l%27Est_(Première_Guerre_mondiale)&oldid=176216624, Pages avec des arguments non numériques dans formatnum, Page géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Conflit militaire géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Article contenant un appel à traduction en allemand, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Catégorie Commons avec lien local différent sur Wikidata, Portail:Première Guerre mondiale/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, celle-ci, poursuivant la guerre aux côtés de l’Entente, perd son soutien populaire, ce qui favorise le, la sécession de nombreux territoires par rapport aux Empires auxquels ils appartenaient (Allemagne, Autriche-Hongrie, Russie), et la constitution, la reconstitution ou l’unification d'une dizaine de nouveaux États (. Sur ce front, la fréquente infériorité numérique et matérielle des empires centraux oblige ces derniers à mettre en place un système de collecte de renseignements particulièrement important. Elle rattrape son retard industriel à marche forcée, recouvre son indépendance financière à l’égard de l’Europe de l’Ouest : en 1914, le capital russe contrôle 51 % de l’économie nationale contre 35 % en 1905. À cette carence de l'encadrement s'ajoute une stratégie militaire héritée des guerres napoléoniennes, une retraite vers l'intérieur de l'empire. Face aux succès des puissances centrales, le commandement russe demande à ses alliés en France de lancer des offensives, afin de soulager les armées russes de la pression exercée par les armées adverses. Cependant, en dépit de pertes importantes, l'empire russe parvient à reconstituer jusqu'en 1916 ses capacités militaires. Ces assauts, destinés à dégager la forteresse assiégée de Przemysl, échouent face à une solide défense russe; la contre-attaque russe aboutit à renforcer le contrôle russe sur les cols, faisant peser sur la plaine hongroise une menace directe[52]. Quand, en 1916, les Allemands attaqueront en France durant la, Bien que le fait soit rarement évoqué, l', La retraite de l’armée russe contraint à la fuite 54 % de la population de la, « Nous souhaitons venir en libérateurs et non en juges », « la guerre la plus comique que j'aie jamais vécue ». Cette catégorie comprend la sous-catégorie suivante. Le 21 novembre, une demande d'armistice est ainsi adressée aux puissances centrales par le nouveau commandant en chef russe Krylenko, qui s'empresse d'annoncer un cessez-le-feu à l'annonce de l'acception de l'offre de négociation[64] ; l'armistice signé le 15 décembre n'est cependant valable que du 17 décembre au 4 janvier[65]. Quand, en 1916, les Allemands attaqueront en France durant la bataille de Verdun, il sera trop tard, ils ne seront plus capables d’entamer les forces alliées »[42][réf. Des divergences au sein des dirigeants austro-hongrois apparaissent sur la conduite du conflit contre la Roumanie, les Hongrois souhaitant défendre le territoire du royaume, les militaires souhaitant stopper les troupes roumaines à l'intérieur de la Transylvanie. Or, le programme de modernisation de l’armée lancé fin 1913 ne devrait être terminé qu’en 1917. Le déploiement de la puissance militaire russe au mois d’août 1914 les oblige à adapter leur dispositif dans le cadre d'une guerre sur plusieurs fronts, aboutissant au renforcement des unités austro-hongroises[13]. Combattant seuls les puissances centrales entre 1914 et 1916, l'infanterie russe constitue en 1914 une masse d'hommes peu ou mal formée, utilisée par le commandement russe sans égards pour les pertes ; la cavalerie, nombreuse et formée, est inutile face aux dispositifs des puissances centrales, basés sur le feu et la fortification[18]. Dès 1914, les diplomates allemands incitent les peuples non russes de l'empire russe, de la Finlande au Caucase, à se révolter[29]. Dans les semaines qui suivent, les unités roumaines percent le front austro-hongrois situé, contre l'avis des militaires, au plus près de la frontière[59], mais ils sont rapidement contenus par les mesures de Conrad, déployant ses unités le plus rapidement possible vers ce front, par le déploiement d'unités allemandes dans les Carpates et par les attaques bulgares[60]. En août 1915, les effectifs sont montés à 65 divisions allemandes sur le front russe contre 73 sur le front français. Cette catégorie contient les 61 pages suivantes. En effet, lancée avec des unités en cours de réorganisation, l'offensive de juillet 1917 est tenue en échec dès le début de la phase d'exploitation de la percée initiale, alors que des unités refusent de monter au front[23]. souhaitée], limitant ainsi les possibilités de formation des hommes appelés en remplacement des soldats tués, blessés ou faits prisonniers durant les 18 premiers mois du conflit[10].
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